3 photos, 3 « stations Villo », près du quartier européen (à Shuman, Maelbeek et au parc Léopold).
Les publicités sont orientées vers les automobilistes. C’est donc bien leur attention visuelle qu’elle cherchent à capter, ce qui n’est pas rassurant en soi, ni pour la sécurité des cyclistes, ni celle des piétons, ni celle de automobilistes eux-même.

Dans ces trois exemples, le dispositif Villo se situe devant un passage pour piétons. Le panneau publicitaire est érigé juste à l’entrée de ce passage, réduisant indiscutablement la visibilité des usagers (piétons comme conducteurs). Parfois même comme à Shuman, le panneau réduit la visibilité des feux de signalisation.

A Maelbeek, où se trouve probablement le dispositif le plus dangereux des trois, les voitures roulent à vive allure et ne sont en mesure de voir les piétons qu’au tout dernier moment. Or, ces derniers ont théoriquement priorité, en l’absence de feux. Le dispositif publicitaire empêche, de fait, le piéton de disposer de ce droit et rend la situation, encore une fois dangereuse pour tout le monde.

Comment de tels aménagements ont-ils pu être autorisés, au mépris de la sécurité des usagers, et par conséquent de la mobilité elle-même ?
