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Rapport : "La prosperité sans la croissance ?"

UK : la Commission du développement soutenable s’interroge sérieusement sur la fin de la croissance

jeudi 27 août 2009

A la fin du mois d’avril dernier, la "Commission du développement soutenable" du Royaume-Uni publiait un rapport intitulé "Prosperity without growth ?" ("La prospérité sans la croissance ?") .

Ce document est important : il présente adéquatement les enjeux liés à l’effondrement inéluctable auquel mène l’idéologie de la croissance in(dé)finie et propose une vision économique qui s’extraie du croissancisme.
En outre, et c’est là un signal à ne pas négliger, il est écrit dans le cadre très officiel de la "Commission du développement soutenable" du Royaume-Uni (traduction Respire) :

"La Commission du développement soutenable (The Sustainable Development Commission) est le conseiller indépendant du Gouvernement qui rapporte au Premier ministre, les Premiers ministres d’Ecosse et du Pays de Galles et le Premier ministre et le Député Premier ministre d’Irelande du Nord.
A travers ses plaidoyers, conseils et recommandation, nous aidons à mettre le développement soutenable au coeur de la politique du Gouvernement."

Le rapport [EN] peut être téléchargé au format .pdf via ce lien.

Voir l’article du 29 avril 2009 de ContreInfo : La prospérité sans la croissance ? inventer une alternative :

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Dans les pays développés, nous sommes arrivés à un point où la croissance économique ne nous apporte que peu ou pas d’amélioration. Mais la croissance menace de causer de grands dommages à nous-mêmes et au reste du monde, avec le réchauffement de la planète, l’augmentation du prix des ressources et le risque d’effondrement écologique.

Pourtant, il semble encore difficile de nous défaire de notre dépendance à la croissance. Le consensus est que la croissance est nécessaire pour réduire le chômage et promouvoir la stabilité économique. Comme on peut le constater au cours de cette récession, lorsque la croissance faiblit, les entreprises réduisent leurs niveaux d’investissement et licencient les travailleurs, rendant l’économie moins efficace et augmentant le chômage. On pense également que nous avons besoin de croissance pour faire face à des niveaux élevés de dette privée et publique.

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Le livre insiste en permanence sur le fait qu’une double approche est requise pour mettre un terme à la croissance : en plus de ces changements économiques, il est nécessaire qu’aient lieu des changements sociaux remettant en cause la place accordée aux valeurs matérialistes. On peut déplorer que l’ouvrage soit plus faible en ce qui concerne les changements sociaux que pour les changements économiques. Il appelle au passage d’une économie qui vise à l’opulence ou l’utilitarisme à une économie qui vise à l’épanouissement humain, mais il ne propose pas une vision convaincante de ce que la vie pourrait être dans une société où les gens ont un niveau de vie confortable et jouissent de temps libre en abondance pour développer leurs talents et de leur humanité dans toute la mesure du possible. Il existe une longue tradition philosophique à ce sujet, remontant à Aristote, mais ce livre, écrit par un économiste, n’est pas très convaincant en ce domaine.

Malgré cette limitation, « La prospérité sans la croissance ? » est le meilleur résumé disponible des enjeux économiques de la fin de la croissance. Il s’agit d’une lecture obligatoire pour tous ceux qui oeuvrent pour éviter un effondrement écologique.

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